Mardi , 24 octobre 2017
L'Édito

VONKORO : Une localité « oubliée » de la région de Bounkani

Une vue du bac de Vonkoro. Il sert à rallier les 2 rives de la Volta noire

Le bac défectueux servant à rallier les 2 rives de la Volta noire. Un danger pour ses usagers

Distant de 35 km de Bouna (chef-lieu de région), Vonkoro est handicapé par l’inexistence d’infrastructures économiques de base. Bordée par le fleuve Volta noire qui constitue la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, la localité peine à amorcer son développement. Une preuve de sa léthargie : le bac servant à rallier les 2 rives du fleuve. Son état de défectuosité fait courir un réel danger aux usagers. Avec le risque de chavirement. Ce n’est pas le gestionnaire de ce bac moyenâgeux qui soutiendra le contraire. « Pendant la traversée, l’eau s’y infiltre à divers endroits. Nous évacuons le liquide à l’aide d’un aspirateur », explique Zinan Kipaud. Cet effort seul ne suffit pas à faire avancer l’engin. « En plus, il faut arrimer une pinasse au bac pour qu’il garde son équilibre pendant la traversée du fleuve », ajoute-t-il. Une solution rocambolesque aux conséquences imprévisibles.

Comme dans la quasi-totalité des villages de la région de Bounkani, l’approvisionnement en eau potable reste également un problème, à Vonkoro. Doté de 3 pompes hydrauliques à motricité humaine, une seule fonctionne par intermittences. Les 2 autres étant complètement hors d’usage. « Les habitants sont obligés de boire l’eau de la Volta noire », affirme, amer, Zinan Batou, chef de canton. Le fleuve est connu pour être infesté de larves. Conséquence : la bilharziose et l’onchocercose (cécité des rivières) sévissent dans la localité et ses environs. Les proportions sont endémiques.

Le centre de santé de   Vonkoro. Il attend désespérément l’infirmier et la sage-femme

Le centre de santé de Vonkoro. Il attend désespérément l’infirmier et la sage-femme

Cette réalité aurait dû justifier la présence d’agents de santé publique à Vonkoro. Mais non ! Le centre de santé sorti de terre et équipé attend désespérément l’infirmier et la sage-femme. « Pour se faire soigner, les patients vont à Niandégué, à 25 km d’ici », dénonce Zinan Batou. Le chef plaide pour que cesse ce paradoxe, par l’affectation du personnel soignant dans l’établissement sanitaire.

ANGE KOUMAN

A propos de Info du Zanzan

Contactez-nous par mail à redaction.infosduzanzan@gmail.com

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>