Dimanche , 19 novembre 2017
L'Édito

Tabagisme chez les jeunes africains : les chiffres qui inquiètent

Dr Patrick Vanscheeuwijck, directeur de la toxicologie préclinique pour les produis à risques réduits chez Philip Morris

Dr Patrick Vanscheeuwijck, directeur de la toxicologie préclinique pour les produits à risques réduits chez Philip Morris

« Le tabac est seul produit de consommation légalement en vente qui entraîne la mort de ceux qui l’utilisent comme le prévoit le fabricant », rappelle Souha Sahraoui. Le professeur de radiothérapie au CHU Ibn Rochd de Casablanca citait Walton, à la 3ème Conférence d’Africa2025 sur les stratégies de prévention et de réduction des risques des maladies non transmissibles en Afrique. Le continent a fait l’objet d’une attention particulière de la part de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à la suite d’une augmentation durable de la prévalence du tabagisme. Pour Prof. Mor N’Diaye, le tabac est responsable de 3% des décès en Afrique.

La Tunisie est le 1er pays fumeur du continent. « En 2010, 16% des jeunes tunisiens de 13 à 15 ans sont fumeurs. Le taux est passé à 24% en 2016 », révèle Fares Mili, président de la Société tunisienne de tabacologie et des comportements d’addiction (STTACA). Et d’ajouter : « le tabagisme est une maladie chronique à rechute où les meilleurs traitements ne réussissent que chez 1 fumeur sur 5 ». La prévalence du tabagisme va augmenter en Afrique de près de 39% à l’horizon 2030. Ça craint ! Puisqu’on estime à 1,69 million de morts dus au cancer de poumon. « Le tabagisme constitue le facteur de risque le plus important », prévient Souha Sahraoui. Le continent compterait 77 millions de fumeurs : 21% d’hommes et 3% de femmes.

Réduction des risques

« Les fumeurs qui n’arrivent pas à cesser de fumer devraient être encouragés à recourir à des produits à risque réduit comme les produits du tabac chauffé », recommande le cancérologue David Khayat. Message largement partagé à Casablanca par ses collègues experts. Selon Patrick Vanscheeuwijck, directeur de la toxicologie préclinique chez Philip Morris International, près de 3 millions de fumeurs ont abandonné la cigarette classique pour se convertir à l’iQOS. Ce produit, mis sur le marché par la firme américaine, cristallise les espoirs en termes de recherche pour rendre moins nocive la cigarette. L’iQOS, du tabac chauffé. Il ne brûle pas. La non combustion limite la libération des substances cancérigènes contenues dans la matière.

Cette découverte révolutionne l’acte de fumer. Le fumeur et son entourage (fumeur passif), moins exposés aux risques de cancer du poumon. Qui représente 12,9% du nombre total des cancers et 71% des décès, d’après Prof. Sahraoui.

OSSÈNE OUATTARA

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