Mercredi , 19 décembre 2018
L'Édito

SIETTA 2018 : Un ambitieux projet de promotion de la compétitivité du cajou ivoirien présenté aux producteurs

Dans un panel, le directeur de la filière cajou a expliqué aux producteurs les grands axes du PPCA

Dans un panel, le directeur de la filière cajou a expliqué aux producteurs les grands axes du PPCA

Au dernier rang dans l’ordre des produits agricoles d’exportation il y a des décennies, la noix de cajou a progressivement trouvé sa place dans l’économie ivoirienne. En 2017, sa commercialisation a rapporté 508 milliards de francs CFA au pays, d’après le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), l’entité étatique qui régule la filière. Le produit est devenu la principale source de revenu des populations des régions Centre et Nord de la Côte d’Ivoire. Il est le 3ème produit d’exportation après le cacao et le pétrole. Supplantant le café et l’hévéa, il se classe 2ème produit agricole d’exportation. L’anacarde polarise les attentions. L’État mise sur le développement de la filière.

Les autorités ont mis en place le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne des valeurs de l’anacarde (PPCA). Il vise l’amélioration de la production (surtout les rendements), la qualité des noix ; booster la transformation au plan local ; renforcer la gouvernance de la filière. Un ambitieux programme soutenu par la Banque mondiale à travers un financement de 107 milliards de francs CFA.

PPCA-2

Le niveau de transformation actuel du pays tourne autour de 70.000 tonnes par an. La production nationale de noix brutes est de 738.000 tonnes en 2018. Les responsables de la filière projettent de hisser le niveau à 200.000 tonnes d’anacarde transformé d’ici à 2020. Pour y arriver, la Côte d’Ivoire déploie tout un arsenal : création du Centre ivoirien des technologies de l’anacarde (CITA) à Yamoussoukro, aménagement de 4 zones industrielles dans les principales régions de production. Ces plateformes auront une capacité totale de plus de 150.000 tonnes par an.

Ces grands axes du PPCA ont été expliqués aux producteurs par le directeur général du CCA, vendredi 9 novembre. Ce jour 2 du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA) est consacré aux panels et ateliers thématiques. L’accès des noix brutes de cajou au marché nécessitera la réhabilitation de 2.100 kilomètres de routes rurales, a indiqué Adama Coulibaly.

OSSÈNE OUATTARA

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