Lundi , 26 juin 2017
L'Édito

Sécurité alimentaire & résilience climatique : EBAFOSA CI y consacre une Journée d’échanges

Une vue des participants à la Journée dédiée à la Sécurité alimentaire et à la résilience climatique

Des participants à la Journée dédiée à la Sécurité alimentaire et à la résilience climatique

La section ivoirienne d’EBAFOSA [Assemblée pour l’écosystème basé sur l’adaptation pour la sécurité alimentaire en Afrique] a organisé, vendredi 16 juin, sa première Journée dédiée à la sécurité alimentaire et à la résilience climatique (JSARC). Cette rencontre, qui s’est tenue à la Chambre nationale d’Agriculture, à Abidjan, a coïncidé avec le premier anniversaire de l’organisation. La Journée, ponctuée par des communications sur l’agriculture et sauvegarde de l’environnement, a réuni une vingtaine de responsables de coopératives agricoles.

Pour Koya Jean-Claude, président d’EBAFOSA Côte d’Ivoire, l’enjeu pour sa structure, c’est de « développer des stratégies nouvelles pour que l’agriculture soit plus respectueuse de l’environnement ». Il est en effet établi que le secteur agricole émet beaucoup de gaz à effet de serre. Que faire ? Assié Richmond, s’exprimant au nom de la ministre de la Salubrité, de l’environnement et du développement durable, en appelle à une agriculture responsable. « Nous devons rendre notre agriculture intelligente pour préserver notre environnement », a insisté le représentant d’Anne Ouloto. En écologie, la résilience est définie comme la capacité d’un écosystème à retrouver ses fonctions après des perturbations. Qu’elles soient naturelles ou liées à l’activité humaine. Sur la sécurité alimentaire, Assié Richmond a exhorté à la promotion des produits agricoles locaux. « Nos produits sont à la fois nos valeurs et nos circonstances nationales », explique-t-il.

Les participants à cette première édition de la Journée consacrée à la sécurité alimentaire et à la résilience climatique ont eu droit à une visite guidée à la Boutique paysanne. Un commerce unique en son genre, à Abidjan. On n’y vend que des produits agricoles locaux transformés.

L’assistance a aussi eu droit à 2 projections de films. Un, sur la production de miel et l’autre, sur le processus de fabrication du beurre de karité dans la région de Bounkani. Kambou Lydie Rachel, présidente de la Société coopérative des productrices de karité de Bounkani (SCOOPS-PROKAB), a instruit les participants sur les dures conditions de travail des femmes de la région de Bouna. En sa qualité de vice-présidente de la filière karité de Côte d’Ivoire (FIKA-CI), elle a répondu avec aisance (sous l’œil de la secrétaire générale, Edwige Hammond) aux questions relatives au secteur.

Kambou Lydie (micro en main), instruisant sur les dures conditions de travail des productrices de karité de Bouna

Kambou Lydie (micro en main) instruisant sur les conditions de travail des productrices de karité

Soutenue par l’Union Africaine (UA) et ONU Environnement, EBAFOSA promeut le « développement des chaînes de valeurs agricoles, en œuvrant à la transformation des produits issus de l’agriculture pour leur donner de la valeur ajoutée », a souligné Koya Jean-Claude. L’organisation fédère les associations agricoles et prend en compte les questions environnementales. Le siège de l’ANADER [Agence nationale d’appui au développement rural] abrite le secrétariat d’EBAFOSA Côte d’Ivoire.

OSSÈNE OUATTARA

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