Samedi , 19 janvier 2019
L'Édito

REGIONALES DANS LE GONTOUGO : Attention à la fraude !

A Assuéfry, la CEI est accusée de corruption

A Assuéfry, la CEI est accusée de corruption

Les révélations d’Adingra Victor, ancien directeur de campagne du député Yéboua Cévérin d’Assuéfry/Transua jette le discrédit sur la Commission électorale indépendante (CEI) locale. À seulement 1 jour de l’élection couplée des Municipales et Régionales, il faut craindre que la CEI de la région de Gontougo se laisse convaincre par des propositions de dessous-de-table.

Deux candidats s’affrontent : Kobenan Kouassi Adjoumani et Babacauh Koffi Dongo. Le premier cité est ministre, donc plus en vu et disposant de moyens financiers non négligeables. Il a son honneur et son rang à défendre. Quant au second, c’est un anonyme. Un retraité de la fonction publique, pour être plus précis. Sur la base d’une simple présomption, on peut affirmer que ce dernier n’a pas de moyens financiers à la hauteur de son adversaire. Un challenger, qui plus est, semble avoir été copté par le chef de l’Etat et un ancien président. Question : le candidat Babacauh ne part-il pas défavorisé à cette élection par rapport au ministre Adjoumani ? Oui, a priori. Dans ces conditions, le débat ouvert par l’ex-député Tah Thomas, refait surface. « Un ministre, en Côte d’Ivoire, peut soit à la fois se faire élire député, ensuite maire, président de Conseil général et/ou régional … sans pour autant être un homme d’exception. C’est-à-dire d’une intelligence ou d’un génie politique particuliers, d’une expérience née d’un parcours ou cursus professionnel, social, universitaire.  Le seul avantage qui lui assure les succès dans les différents scrutins, c’est son statut de ministre riche des derniers publics collectés chez le contribuable (…). Qu’est ce qui autorise donc le ministre à utiliser avantageusement pour soi les ressources publiques, son statut pour “compétitionner” avec les autres contribuables dans des joutes électorales dites démocratiques, justes, transparentes et ouvertes à toutes et à tous ?  Rien d’autre que la dictature par les moyens inégaux que lui ont fourni son statut de ministre. Par exemple, quel candidat, fût-il populaire et adulé des populations, pourrait vaincre le Premier ministre dans une élection ? Aucun assurément ! ». Tah Thomas a dépeint la réalité des compétions politiques dans nos régions avec une impitoyable logique.

Les commissions élections de Bondoukou et Tanda joueront-elles franc-jeu ? À Assuéfry, les allégations de tricherie d’Adingra Victor, candidat aux Municipales, interviennent au moment où l’équipe du professeur Babacauh, candidat aux Régionales dans le Gontougo, soupçonne ces structures de préparer des fraudes à grande échelle. En faveur du candidat du RHDP. À Bondoukou, le bruit court : chaque président de bureau de vote sera soudoyé à hauteur de 100 000 francs CFA, demain dimanche, jour du scrutin. « Pas de fumée sans feu ! ».

OSSÈNE OUATTARA

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