L'Édito

RÉGION DE GONTOUGO : Les chefs coutumiers invités à être « artisans de la paix »

Le roi des Brong (3ème à partir de la gauche) avec ses chefs de provinces et le chef des Koulango

Le roi des Brong (3ème à partir de la gauche) et ses chefs de provinces avec le chef des Koulango (à l’extrême droite)

« Vous qui êtes les dépositaires de nos us et coutumes, vous qui êtes les gardiens de nos valeurs traditionnelles, vous comprenez l’importance de la paix et de la cohésion sociale dans le développement de notre région et de notre pays ! », s’est exprimé le Secrétaire d’État chargé du Service civique, dimanche à Bondoukou, face aux chefs coutumiers de la région de Gontougo. Siaka Ouattara a invité les gardiens des traditions ancestrales à être des messagers de la paix et de la cohésion sociale. « Participez à la solidarité nationale et participez au maintien d’une paix durable ! », leur a-t-il lancé avant de les exhorter à rassurer par leurs comportements en développant l’esprit de partage dans le Gontougo.

Siaka Ouattara a invité les gardiens des traditions à être des messagers de la paix

Siaka Ouattara a invité les gardiens des traditions à être des messagers de la paix

Le message du secrétaire d’État semble avoir été bien accueilli. Parlant au nom du roi des Bron et de tous les chefs, Adou Bibi II a insisté sur l’union des cadres de la région. « Le Gontougo peut avoir 10 ministres au sein d’un gouvernement, mais s’il n’y a pas d’unité, nous ne connaîtrons pas le développement dans notre région. D’abord l’unité et les choses suivront ! », s’est exclamé le chef de la province Pinango. Selon lui, l’unité demeure le préalable à tout. « Comment réussir à unir nos cadres afin que nous conjuguions le verbe au même temps ? », s’est interrogé avec un brin d’humour le porte-parole des têtes couronnées.

Adou Bibi II a terminé son propos sur une note de déception. Elle est liée au prix d’achat du kilogramme de noix de cajou de 375 francs CFA arrêté par le gouvernement. « Nous ne sommes pas contents du prix de l’anacarde », a fait savoir le chef de province. Il a prié le secrétaire d’État de porter le message au président Alassane Ouattara pour une révision à la hausse du prix.

Le député N’Guettia Yao Kouman s’est également plaint du « petit salaire » de « 1.300.000 francs CFA » que toucherait par mois chaque député. En comparaison des « 3.000.000 de francs CFA » que gagneraient ses collègues « sénégalais » ou les 2.000.000 et plus pour un parlementaire « mauritanien ». « Sénégal et Mauritanie, 2 pays qui n’ont pas le niveau économique de la Côte d’Ivoire », admet-il. Comme le chef traditionnel, le représentant de la circonscription de Gouméré-Tabagne à l’hémicycle souhaite que son cri de coeur parvienne aux oreilles du chef de l’Éxecutif.

N’Guettia Yao a, par ailleurs, demandé à Siaka Ouattara de trouver du travail aux jeunes de la région.  « Vous êtes dans le pouvoir. Je vous demande de trouver du travail aux jeunes qui sont ici ! », a enjoint le parlementaire, sous des applaudissements.

KOUMAN ANGE 

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Un commentaire

  1. Bakari kouakou kra

    Merci Nanan mais n’attendons pas grande chose car Le Secrétaire Siaka Ouattara ne voit que le président a distance il n’est pas à mesure de lui faire la commission.
    Juste pour son intérêt personnel le Secrétaire à Trahit son bien faiteur le Ministre Azoumana Moutaye. Du coup sa récompense n’est qu’un Secrétaire d’État, en quoi est ce que ce dernier pourra trouver du travail à la jeunesse.

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