L'Édito

NASSIAN : « Si l’argent pouvait changer l’homme, Soro Guillaume n’aurait pas livré Laurent Gbagbo »

Kouakou Kra, secrétaire national du FPI chargé de la Solidarité et de l’administration

Kouakou Kra, secrétaire national du FPI chargé de la Solidarité et de l’administration

Le secrétaire national du Front populaire ivoirien (FPI) chargé de la Solidarité et de l’administration effectue dans le département de Nassian une mission d’explication de la crise qui secoue son parti. Dans la journée du mercredi 28 janvier, Kouakou Kra a échangé avec les militants de Tougbo Yaga, un gros village situé à 12 km de Nassian.

L’ancien député est allé rassurer sur le président du FPI, accusé de vouloir tourner la page Gbagbo. « Comme un enfant ne peut pas oublier son père, Pascal Affi N’Guessan ne peut pas oublier Laurent Gbagbo. Le président du FPI lutte pour avoir le pouvoir et libérer Laurent Gbagbo. Quand tu as le pouvoir, tu as les clés des prisons pour libérer les prisonniers politiques. C’est quand le Général Guéi a eu le pouvoir qu’il a libéré les militants du RDR qui étaient en prison. Priez pour le retour du FPI au pouvoir ! », a dit Kouakou Kra.

Pour ce dernier, les militants ne doivent pas écouter ceux qui dénigrent Affi N’Guessan en soutenant qu’il aurait perçu de l’argent d’Alassane Dramane Ouattara. Expliquant que si l’argent pouvait changer l’homme, Soro Guillaume n’aurait pas « livré » Laurent Gbagbo. « En tant que Premier ministre de Gbagbo, Soro avait un budget de souveraineté de 15 milliards de francs. Gbagbo donnait l’argent aux rebelles. Malgré cela, ils lui ont fait la guerre. Ceux qui racontent partout que le président Affi a reçu de l’argent mentent aux Ivoiriens », a fait remarquer Kouakou Kra. Avant de rappeler que le seul adversaire du FPI reste Alassane Dramane Ouattara et non Affi N’Guessan qui, déplore-t-il, est devenu la cible de ses propres camarades de parti.

À croire l’ancien parlementaire, le président du FPI n’est pas dans l’option de la violence et de la guerre. Parce que, explique-t-il, le FPI n’a pas les moyens de mener une guerre et la violence n’est pas son choix. « Passons de l’émotion à la raison ! Nous n’avons pas les moyens d’affronter la communauté internationale. Nous ne pouvons pas libérer Laurent Gbagbo par la force. Le militant du FPI ne sait pas manier les armes. Faisons donc preuve d’intelligence pour sortir Gbagbo de la prison sans nous aliéner, sans nous prosterner ! Ce n’est pas aussi avec la politique de la chaise vide que nous allons libérer Gbagbo et les autres prisonniers », a indiqué l’émissaire d’Affi N’Guessan.

L’auditoire a semblé bien accueillir le message.  « Nous souhaitons que le FPI revienne au pouvoir. Ceux qui sont actuellement au pouvoir viennent nous faire des promesses. Nous applaudissons, mais ils n’ont jamais rien fait pour nous », a dénoncé Koffi Kouadio Dongo, chef du canton de Sogobo. Quant à Yao Kouassi Kra, chef de Yaga, il a conseillé au FPI de faire « doucement » dans son combat pour aller plus loin.

ANGE KOUMAN

Source : Notre Voie du mercredi 28 janvier 2015

A propos de Info du Zanzan

Contactez-nous par mail à redaction.infosduzanzan@gmail.com

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>