Dimanche , 19 novembre 2017
L'Édito

NAMASSI (SANDÉGUÉ) : Colère suite au rattachement à la sous-préfecture de Bandakagni-Tomora

Une vue du collège de proximité de Namassi. Un beau décor

Une vue du collège de proximité de Namassi. Un beau décor

Colère des habitants de Namassi. Ce village du département de Sandégué dénonce son rattachement à la sous-préfecture de Bandakagni-Tomora. Pour marquer leur désapprobation et se faire entendre du gouvernement, les populations ont eu recours à une méthode inédite : aucun habitant n’a pris part au vote référendaire du dimanche 30 octobre 2016. La médiation de monsieur le sous-préfet de Sandégué n’avait rien donné. Daouda Ouattara a choisi le jour du scrutin pour faire entendre le cri de colère des habitants.

Le porte-parole de la chefferie de Namassi a donné les raisons pour lesquelles le village ne veut pas son rattachement à Bandakagni-Tomora. Ce chef-lieu de circonscription administrative n’offre pas de commodités modernes comme son voisin, qui est doté de « toutes les conditions ». Au nombre de ses infrastructures, un centre de santé, un collège, 2 écoles primaires, un château d’eau.

Daouda Ouattara a pointé un doigt accusateur sur le désormais ex-député Ouattara Aboubakar comme responsable de la situation de Namassi, peuplé de 4.000 âmes. Alors en fonction, le représentant de Sandégué à l’Assemblée nationale aurait procédé seul aux démarches administratives ayant conduit le rattachement de Namassi à Bandakagni-Tomora. Ces suspicions ont engendré une inimitié entre le parlementaire et le village.

Le porte-parole de la chefferie a tapé du poing sur la table : « Nous réclamons notre retour à Sandégué, la sous-préfecture d’origine à laquelle nous avons été détaché », a-t-il souhaité. Quant à Ouattara Aboubakar, il a dit être étonné des accusations à son encontre. Indiquant n’être mêlé à la décision de création de la sous-préfecture de Bandakagni-Tomora. En effet, cette localité a été érigée en chef-lieu de circonscription administrative sous le président Gbagbo, des années avant l’élection du député Aboubakar.

À ce jour, c’est à Sandégué, sise à environ 30 km, que les habitants de Namassi se font établir leurs actes administratifs. Ils préfèrent cela que parcourir les 12 km qui les séparent de Bandakagni-Tomora. Même paradoxe entre Sanguéhi et Yorobodi, 2 villages distants de 4 km. Les habitants du premier cité préfèrent la proximité avec Sandégué, capitale départementale située à 20 km, que de se lier à la sous-préfecture de Yorobodi.

KAMAGATÉ ABOU

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