Mercredi , 13 décembre 2017
L'Édito

LÉGISLATIVES 2016 À KOUASSI-DATEKRO : Le journaliste Francis Taky promet la défaite du ministre Anzoumana Moutayé

Journaliste au bihebdomadaire d’investigation L’Éléphant déchaîné, Bouanzi Taki Francis a déclaré sa candidature aux Législatives du 18 décembre, dans la circonscription de Boahia et Kouassi-Datékro. Le jeune indépendant devra affronter un ténor : le ministre Anzoumana Moutayé, président du Mouvement des forces d’avenir (MFA) – parti membre du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire. N’empêche ! Taki Francis croit dur comme fer en ses forces et promet : « Vous verrez ! Pour la première fois, un ministre-député perdra une élection législative dans ce pays ». Interview.

Pour Taky Francis, "la politique n’est pas la distribution de l’aumône"

Pour le candidat Taky Francis, « la politique n’est pas la distribution de l’aumône »

Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer dans la bataille des Législatives du 18 décembre prochain ?

Tout homme doit être ambitieux. Mais on doit avoir le sens de la mesure et du service. On ne peut se mettre à la disposition de l’autre si nous n’avons pas le sens du service et du partage. Selon moi, le partage n’est pas la distribution de quelques billets d’argent. Je voudrais partager mon savoir et l’expérience acquise lors de mes nombreux voyages. Nous avons acquis une somme d’expériences. Nous voulons partager cette somme avec la jeunesse et la femme qui sont le socle de notre politique.

Donnez quelques détails de cette expérience que vous voulez partager !

Pour l’instant, nous ne sommes pas en campagne. Encore que pour des questions stratégiques, nous avons décidé de ne pas tout dévoiler. Mais à Kouassi-Datékro, nous nous connaissons et nous savons qui est capable de quoi. Nous n’avons pas besoin de venir distribuer des T-shirts pour infantiliser la population et attendre encore 5 ans pour revenir distraire. Nous avons posé les jalons du développement durable et humain. Nous croyons que toute politique doit prendre en compte cette dimension et non des chimères.

Pourtant vous avez des candidats de taille chez vous à Kouassi-Datékro. N’est-ce pas ?

De quels candidats de taille parlez-vous ?

L’exemple du ministre Anzoumana Moutayé, député sortant !

Nous allons sortir ce monsieur Moutayé. Désolé pour lui ! Être ministre n’est pas une fin en soi. Les ministres, nous en avons eu venant de Kouassi-Datékro. Je pourrais citer Amara Essy, Anaky Kobena Innocent Augustin. Nous avons été présents dans presque tous les régimes. Être ministre ne fait pas de nous un dauphin aux Législatives. Nous allons nous affronter au niveau des idées. Je crois fermement que la population n’est pas dupe. Elle sait qui peut l’aider à sortir de la léthargie. Nous sommes fatigués des promesses des politiciens. Les jeunes ont décidé de prendre leur destin en main. Je suis persuadé qu’ils se reconnaîtront en nous. La politique n’est pas la distribution de l’aumône.

Mais vous avez affaire au président du MFA !

De quel président parlez-vous ? Et de quel MFA d’ailleurs? Le vrai président du MFA, les Ivoiriens le connaissent. Dans les grandes chancelleries, on sait qui est le président du MFA. Cette situation n’est pas nouvelle dans ce pays depuis un certain temps. Sinon depuis l’avènement au pouvoir de ce régime, nous constatons un bicéphalisme malveillant à la tête de presque tous les partis politiques capables de constituer une opposition. On note le cas du PIT avec Aka Ahizi et Seka Seka, le FPI avec Affi N’Guessan d’un côté et Sangaré de l’autre. Le cas du MFA n’est que la suite d’un plan de neutralisation de l’Opposition et de l’application de la formule « diviser pour mieux régner ». Ne focalisons pas la chose sur des individus ! Moi j’ai des choses concrètes à proposer à la population. La candidature de Moutayé Anzoumana ne nous effraie pas. Vous verrez ! Pour la première fois, un ministre-député perdra une élection législative dans ce pays.

Pensez-vous qu’il faut changer la configuration actuelle de l’Assemblée nationale ?

Bien sûr ! Il faut du sang neuf au Parlement. Nous ne voulons plus qu’il soit une caisse à résonance et aux ordres des partis politiques. Nous voulons une Assemblée nationale où on raisonne. Le vrai pouvoir appartient au peuple. C’est le peuple qui cède une petite parcelle de son pouvoir au Parlement. N’abusons donc pas de la bonne foi du peuple ! Nous ne voulons plus de députés dont les seuls soucis sont le salaire du mois. Ils se mettent en file indienne tels des étudiants pour attendre leurs primes de présence, à la fin de chaque session.

Propos recueillis par OSSÈNE OUATTARA

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