Mercredi , 18 septembre 2019
L'Édito

Le Cameroun rejoint l’organisation des pays africains producteurs d’anacarde

Le ministre camerounais de l'Agriculture (à gauche) et son collègue ivoirien du Commerce, à Abidjan, le 10 juillet 2019

Le ministre camerounais de l’Agriculture (à gauche) et son collègue ivoirien du Commerce, à Abidjan, le 10 juillet 2019

Mercredi dernier, le Cameroun a fait son entrée au Conseil international consultatif du cajou (CICC). L’adhésion de ce pays de l’Afrique Centrale a été actée à Abidjan par Mbairobe Gabriel, ministre de l’Agriculture et du développement rural, assisté de son collègue ivoirien du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME, Souleymane Diarrassouba.

Pour le directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) de Côte d’Ivoire, le Cameroun a toujours été proche du CICC depuis sa création. « Déjà en 2016, lors des travaux de validation des documents fondateurs de l’organisation à Abidjan, une forte délégation camerounaise était là. C’est donc sans surprise aujourd’hui de voir ce pays frère de signer officiellement son adhésion au CICC », s’est réjoui Adama Coulibaly, qui assure provisoirement les fonctions de secrétaire exécutif du CICC, en attendant sous peu la désignation par appel d’offres du titulaire du poste. Le Cameroun porte à 10 le nombre de pays adhérents à l’organisation. Il est le premier État hors de l’Afrique de l’Ouest.

Adama Coulibaly, directeur du CCA et secrétaire exécutif provisoire du CICC

Adama Coulibaly, directeur du CCA et secrétaire exécutif provisoire du CICC

Pas pour déplaire à Souleymane Diarrassouba. « Avec cette adhésion du Cameroun, pays occupant une place stratégique en Afrique Centrale, le Conseil international consultatif du cajou prend vraiment une dimension continentale pour faire collectivement front aux enjeux de la noix de cajou en Afrique », s’est exclamé le ministre ivoirien du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME.

En adhérant au CICC, le Cameroun compte bénéficier de l’expertise des autres membres pour développer sa filière cajou. Ce pays « dispose d’énormes potentialités pour le développement du cajou. En plus de ses effets bénéfiques sur la lutte contre la désertification et la restauration de la fertilité des sols, il est une culture pérenne pour la résilience en milieu rural et constitue une source de revenu pour les populations. Le cajou est une nouvelle niche de croissance, de création d’emplois et de lutte contre la pauvreté », a indiqué Mbairobe Gabriel. Qui souligne que le gouvernement de son pays a élaboré une stratégie de développement de la chaîne des valeurs de l’anacarde. L’objectif est que « d’ici à 2024, le Cameroun soit visible sur le marché international avec une vente annuelle d’au moins 150.000 tonnes de noix de cajou de bonne qualité, et au moins 60.000 tonnes d’amandes ».

CICC-Cameroun-2

À titre de rappel, le CICC est pour l’anacarde ce que l’ICCO est pour le cacao ; l’OIAC pour le café et l’OPEP pour le pétrole. L’idée de sa création a germé en novembre 2014, au cours de la première édition du SIETTA. Deux ans après, l’acte de naissance est signé par 9 pays de l’Afrique de l’Ouest. Le premier Conseil des ministres du CICC a eu lieu le 29 septembre 2017, à Abidjan. Cette ville abrite le siège de l’organisation.

Le CICC est un cadre de coopération entre pays africains producteurs de noix de cajou. Ces derniers souhaitent se servir de leur union pour peser sur le marché mondial de cette spéculation.

OSSÈNE OUATTARA  

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