Mardi , 24 octobre 2017
L'Édito

« La politiciennerie » : maladie du Zanzan

Le ministre Adjoumani (à gauche) et l'homme d'affaires Yoboua : 2 "poids lourds" de la région de Gontougo

Le ministre Adjoumani (à gauche) et l’homme d’affaires Yoboua : 2 « poids lourds » de la région de Gontougo

En vue de protester contre la « prise en otage » du Zanzan par la paire Kouassi Adjoumani/Yoboua Céverin, théoriquement ennemis, mais suffisamment complices dans un plan commun, nous sommes bien obligés d’enrichir la langue française d’un nouveau concept : « la politiciennerie ». Ce néologisme se définit comme cette « maladie » qui bloque le développement du Nord-Est de la Côte d’Ivoire : le Zanzan. Région composée des départements de Bondoukou, Bouna, Doropo, Koun-Fao, Nassian, Sandégué, Tanda, Téhini et Transua.

Lorsque deux cadres s’entendent pour se haïr mutuellement, et que la haine de l’un contre l’autre rythme la vie des activités (culturelles, sociales, politiques et administratives) sur le même territoire régional – à la dimension de leurs ego respectifs –, le culte de la personnalité devient le substratum qui sous-tend désormais les initiatives, aussi généreuses soient-elles. Et là, ce n’est pas la nature du leadership auquel notre génération aspire.

L'Arrêté préfectoral interdisant la Fête des Mères parrainée par Yoboua Cévérin à Tanda, fief du ministre Adjoumani

L’Arrêté préfectoral interdisant la Fête des Mères parrainée par Yoboua Cévérin à Tanda, fief du ministre Adjoumani

Quand des femmes sont privées de leur droit légitime de festoyer à Tanda, et lorsqu’un fils du Zanzan, de surcroît ministre de la République, n’est pas le bienvenu à Assuéfry, c’est la preuve patente de l’échec dont sont conjointement responsables les leaders des 2 localités. Au lieu de donner une connotation péjorative au leadership par les mauvais comportements, nous sommes de ceux qui croient au leadership qui épouse toute sa noblesse. Alors carton rouge à vous deux, messieurs !

Le dimanche 29 mai 2016, les projecteurs et les caméras sont appelés à se tourner vers Tanda et à faire un zoom sur l’ambiance dans cette ville, à l’occasion de la Fête des Mères. Des deux droits en conflit, à savoir la liberté de réunion et d’association (un droit fondamental) et l’obligation du respect de l’ordre public incarné par le préfet Andjou Koua, qui l’emportera ? Une chose ne doit cependant pas être perdue de vue : après les troubles mortels à Assuéfry et à Bouna, Tanda ne peut se permettre de remettre le couvert de la barbarie.

DAPA DONACIEN, Consultant en passation de Marchés Publics. Email : dapadonacien@yahoo.fr

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