Samedi , 19 août 2017
L'Édito

KANGUÉLÉ (SOROBANGO) : Gros coup de filet des militaires du Bataillon de sécurisation de l’Est

Guibro Nicolas, Commandant en second du Bataillon de sécurisation de l'Est

Guibro Nicolas, Commandant en second du Bataillon de sécurisation de l’Est

Entre mardi et mercredi 15 mars, vers 2 heures, des soldats du Bataillon de sécurisation de l’Est (BSE) ont intercepté 5 camions à Kanguélé, dans la sous-préfecture de Sorobango, au Nord-Est de Bondoukou. Portant des plaques d’immatriculation ghanéennes, ces véhicules ont à leur bord des noix de cajou et faisant route en direction du pays voisin, selon Guibro Nicolas, Commandant en second du BSE. Leurs conducteurs ont pris la fuite.

Cette saisie intervient au moment où la direction du Conseil du coton et de l’anacarde est en mission dans la région pour rencontrer des acteurs de la filière anacarde, et évaluer l’ampleur du trafic des noix sur la frontière ivoiro-ghanéenne.

Les 5 camions ghanéens interceptés à Kanguélé par les militaires

Les 5 camions ghanéens interceptés à Kanguélé, près de la frontière ivoiro-ghanéenne

Pour le Commandant Guibro Nicolas, le coup de filet opéré par ses hommes porte à plus de 60 tonnes la quantité de cajou saisie dans la région de Gontougo, depuis le début de la campagne de commercialisation 2017. Le chef militaire rassure : « le BSE s’inscrit dans la volonté du chef de l’État de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent. C’est pourquoi nous tenons divers postes d’observation sur la frontière qui sépare notre pays et le Ghana ». Il invite tous les acteurs du monde agricole de la zone Est à s’impliquer dans la lutte contre la fuite des produits vers les pays voisins. « Situation qui est contre l’émergence », dénonce le Commandant.

Cet opérateur de la filière s’interroge : « est-ce que les acheteurs ivoiriens peuvent rentrer tranquillement au Ghana et opérer comme les acheteurs ghanéens le font en Côte d’Ivoire ? ». Avant de fulminer : « même si l’anacarde s’achetait mieux en Côte d’Ivoire qu’au Ghana, les Ghanéens ne permettraient jamais que les Ivoiriens aillent acheter chez eux et revenir tranquillement en Côte d’Ivoire. C’est une question de souveraineté et de fierté nationale. Nous, on accepte que leurs camions circulent sur notre territoire pour emporter nos produits ». Chaque pays a ses règles, semble dire l’homme en colère.

KAMAGATÉ ABOU

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