Mercredi , 19 décembre 2018
L'Édito

Filière cajou : Le secteur de la transformation de plus en plus porté par des équipementiers nationaux

Machine de transformation de noix de cajou exposée au SIETTA 2018

Machine de transformation de noix de cajou exposée au SIETTA 2018

Jeudi 8 novembre, Souleymame Diarrassouba (ministre du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME) – président du 3ème Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA) – a pointé du doigt la faiblesse des capacités technologiques comme une des contraintes majeures à la transformation des noix brutes de cajou en Afrique. En Côte d’Ivoire en particulier. L’industrie de l’anacarde du pays (premier producteur mondial de noix brutes) est fortement tributaire des équipements conçus en Asie. Les coûts d’acquisition et de transport vers les pays producteurs du continent sont prohibitifs.

Une « tropicalisation » des équipements et technologies de la transformation

Des inventeurs locaux ont flairé la bonne affaire. Sur 20 équipementiers présents à l’édition 2018 du Salon, on compte 17 nationaux. Ils étaient seulement 6 en 2016, d’après le bilan dressé par Adama Coulibaly, le commissaire général et directeur du Conseil du coton et de l’anacarde. Les machines fabriquées sur place sont 2 à 3 fois moins chères que celles venues d’ailleurs.

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Ces « champions locaux » interviennent dans le secteur de la fabrication de machines et pièces de rechange pour la maintenance des équipements de transformation du cajou. Une percée de nationaux sur un marché considéré la « chasse gardée » de 2 géants : Vietnam et Inde. Les autorités ivoiriennes ne sont pas peu fières. « La forte participation des équipementiers locaux à cette 3ème édition, que nous considérons comme une transition par rapport aux problématiques de l’accessibilité et de la maîtrise des technologies de transformation du cajou, est à saluer », s’est réjoui le ministre de l’Industrie et de la promotion des PME. Souleymane Diarrassouba ajoute : « la question de la promotion de la fabrication locale des machines et pièces de rechange et de l’efficacité productive doit être élevée au rang de priorité si nous voulons développer une industrie du cajou qui soit compétitive et durable ».

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Monsieur le ministre rejoint le vice-président de la République. « Pour relever significativement le taux de transformation, il nous faudra surtout mettre l’accent sur le développement local des technologies, équipements et pièces de rechange adaptés aux besoins de nos entreprises », avait suggéré Daniel Kablan Duncan à l’ouverture du SIETTA 2018.

OSSÈNE OUATTARA

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