Mardi , 13 novembre 2018
L'Édito

Filière cajou : C’est parti pour le SIETTA 2018

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L’avenir du cajou africain réside dans la capacité des pays producteurs du continent à le transformer sur place. C’est en substance le message de tous les intervenants à l’ouverture, ce jeudi 8 novembre, de la 3ème édition du Salon international des équipements et des technologies de transformation de l’anacarde (SIETTA) par le vice-président ivoirien, Daniel Kablan Duncan.

En 2016, l’Afrique a produit à elle seule 1.800.000 tonnes de noix brutes de cajou. Ce qui représente 55% de la production mondiale, selon Florentino Nanque, président de l’Alliance africaine du cajou (ACA). L’Afrique de l’Ouest reste de loin la partie du continent qui fournit plus : 1.612.000 tonnes en 2017. La part des noix brutes transformées est négligeable. Moins de 5%. L’essentiel de la production est exporté sans subir une première transformation. Au moins. L’exportation de l’anacarde à l’état brute signifie la perte de milliers d’emplois au préjudice de l’Afrique. La donne doit changer.

Adama Coulibaly, Commissaire général du SIETTA 2018

Adama Coulibaly, Commissaire général du SIETTA 2018

La création du SIETTA, une réponse à la problématique. L’édition 2018 est « celle de la transition », a affirmé son commissaire général. Le Salon devrait poser les bases d’une politique de transformation plus accrue du cajou. Ce, pour créer des emplois en vue de l’autonomisation des jeunes du continent, a expliqué Adama Coulibaly. En effet, pour 1.000 tonnes de noix brutes transformées, ce sont environ 200 emplois créés, disent des experts.

Le directeur général de la filière ivoirienne de l’anacarde mise sur l’émergence et la promotion d’une industrie locale des équipements. Adama Coulibaly estime que « la volonté de la Côte d’Ivoire d’aller vers la transformation n’est pas compatible avec une politique basée uniquement sur les équipements importés ». Pour lui, il faut encourager les nationaux à fabriquer sur place des machines. L’avantage est double : l’avènement de nouveaux corps de métiers (mécaniciens, vendeurs de pièces détachées,…).

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Le poids de l’anacarde dans l’économie de nombreux pays africains a amené Ulrich Sabel-Koschella à marteler : « investir dans le cajou contribue à créer des solutions africaines pour l’Afrique ». Le responsable de la GIZ-ComCashew s’exprimait au nom des partenaires techniques et financiers du SIETTA. Pour le vice-président de la République, le cas de l’anacarde s’intègre dans une attente globale à l’échelle du continent : bâtir des startégies pour la transformation de ses matières premières. C’est le préalable à  « une croissance forte, durable et inclusive », soutient Daniel Kablan Duncan.

Le Salon prend fin ce samedi 10 novembre. Plusieurs machines y sont exposées et mises en vente dans l’enceinte du Palais de la culture d’Abidjan, Treichville.

OSSÈNE OUATTARA

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