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Mercredi 21 février 2018
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Filière cajou : 18 pépiniéristes reçoivent du matériel de production de plants améliorés

Remise symbolique d'un matériel à la pépiniériste venue de la région de l'Iffou

Remise symbolique d’un pulvérisateur à la pépiniériste venue de la région de l’Iffou

Le processus de sélection ayant abouti au choix qui leur est porté a été rigoureux. Ce qui est attendu des 18 pépiniéristes privés en vaut la peine : l’amélioration variétale de l’anacardier pour accroître le rendement à l’hectare. Et, subséquemment, la qualité de la productivité pour le maintien de la Côte d’Ivoire à son niveau de leader mondial en production de noix brutes de cajou.

Le directeur du Conseil du coton & de l'anacarde exprimant ses attentes des 18 récipiendaires

Le directeur du Conseil du coton & de l’anacarde exprimant ses attentes des 18 techniciens

Vendredi 19 janvier. À la cérémonie de remise de leur matériel de travail, les pépiniéristes formés par le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, ont réaffirmé leur détermination. « Monsieur le directeur, nous savons que vous êtes soucieux de l’amélioration du rendement des vergers. Vous pouvez compter sur nous pour relever ce défi », a promis Koné Kassoum au patron de la filière anacarde, Adama Coulibaly. Le directeur du CCA a rappelé les insuffisances qui ont suscité la formation, puis la mise en place des 18 techniciens. « Malgré ses performances actuelles (puisque notre pays est 1er producteur mondial de noix de cajou), la filière anacarde en Côte d’Ivoire reste confrontée à de nombreuses difficultés. Au nombre de ces difficultés, nous pouvons énumérer la faiblesse des rendements. Cette insuffisance relève non seulement de l’historique de l’introduction de l’anacardier en Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout, de la faible disponibilité du matériel végétal à haut rendement », a souligné Adama Coulibaly.

Aperçu du matériel mis à disposition

Aperçu du matériel mis à disposition

Le matériel remis aux nouveaux spécialistes est composé d’outils de jardinage, kits d’irrigation et de produits phytosanitaires. Les pépiniéristes viennent de toutes les régions productrices du pays. Leur formation, faite en plusieurs étapes à Dabou et Korhogo, a été complétée par des stages d’ « aguerrissement » animés par un expert brésilien à la station de recherche agronomique de Lataha (région du Poro). Les plants améliorés d’anacardier qu’ils proposent aux paysans entrent en production à partir de 2 ans. Leur rendement estimé à 1,5 tonne hectare. Contre environ 500 kilogrammes pour les variétés classiques.

Kouman Patrice (gauche) & Samba Kamagaté, respectivement pépiniériste dans le Gontougo et le Bounkani

Kouman Patrice (gauche) & Samba Kamagaté, respectivement pépiniériste dans le Gontougo et le Bounkani

Dans le Gontougo, le nouveau matériel végétal est disponible chez Kouman Kouamé Patrice, à Kpanan. Chez Samba Kamagaté, à Bouna, dans le Bounkani. Au lieu de 750 francs CFA, chaque plant s’achète au prix de 500 francs CFA. Soit 50.000 francs CFA l’hectare. Les 250 francs restants sont supportés par le Conseil du coton et de l’anacarde.

OSSÈNE OUATTARA



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