Jeudi , 15 novembre 2018
L'Édito

Filière anacarde : Restitution des conclusions d’une étude sur les organisations professionnelles

Les participants à l'atelier venus de toutes les régions productrices ici au RanHôtel de Bouaké

Les participants à l’atelier venus de toutes les régions productrices ici au RanHôtel de Bouaké

Contrairement au coton, la filière anacarde ne dispose pas encore d’une interprofession. C’est une sorte de famille regroupant 4 fédérations. Celle des producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs. Pourquoi l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) peine à naître ? Parce que sa création obéit à des impératifs de représentativité et de capacités.

Pour aller à l’interprofession, la fédération de producteurs doit avoir plus de 37.500 membres capables de fournir au moins 105.000 tonnes de noix brutes. Soit 15% de la production nationale chaque année. Aucune coopérative n’est en mesure de le faire à elle seule, en l’état actuel des choses. Mais il faut une interprofession à la filière anacarde. « L’axe stratégique de la réforme de la filière anacarde relatif à l’organisation des acteurs a prévu la mise en place d’une organisation interprofessionnelle crédible », a rappelé la directrice des productions agricoles au Conseil du coton et de l’anacarde, Ouattara Gniré Mariam, représentant Adama Coulibaly, le directeur général. Et le préfet intérimaire de la région de Gbêkê d’indiquer qu’ « une bonne filière passe par une bonne organisation ».

Gniré Mariam, directrice des productions agricoles au Conseil du coton et de l’anacarde, a représenté le directeur Adama Coulibaly

Gniré Mariam, directrice des productions agricoles au CCA, a représenté le directeur Adama Coulibaly

La création de l’interprofession implique une étude diagnostique visant la structuration des organisations professionnelles existantes. Financé par le Projet d’appui au secteur agricole (PSAC), le travail a été confié au Cabinet MONT HOREB. Pendant des mois, il a mené une étude auprès des sociétés coopératives. Contenues dans un document de 236 pages, les résultats du diagnostic ont été restitués au cours d’un atelier qui a réuni 100 participants  à Bouaké.

Diagnostic-3

Producteurs, acheteurs, exportateurs,…ont été instruits sur les capacités des sociétés coopératives de la filière. Aucune d’elles ne rempli les critères de représentativité. Mais l’étude révèle que seulement 14 organisations peuvent « aller directement à la fédération sans chercher à s’insérer dans une union quelconque », s’agissant de leur capacité à assurer plus de 15% de la production nationale de noix brutes. Pas de coopérative dénombrée dans les régions de Gontougo et Bounkani qui entre dans la catégorie. Le Gbêkê et le Poro enregistrent, chacun, 3 sociétés coopératives. La Marahoué et le Hambol présentent 2 coopératives, chacun.

Pour le préfet intérimaire de la région de Gbêkê, une bonne filière passe par une bonne organisation

Pour le préfet intérimaire de la région de Gbêkê, une bonne filière passe par une bonne organisation

Pour ces organisations professionnelles disposant plus de la quantité requise, le Cabinet préconise le renforcement de leurs capacités et demande au Conseil du coton et de l’anacarde de les aider à mener des services à leurs membres.

OSSÈNE OUATTARA

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2 commentaires

  1. KOUAME Kouman Patrice

    Merci M. Ossène pour votre détermination. J’interviens sur deux points: 1/ concernant l’interprofession, trois collèges y siègeront, à savoir Le collège des Producteurs (+de 50% des producteurs de la filière et +de 50% de la production) composé de: Fédération, Unions des scoops ,scoops/ coop ça, producteurs. Le collège des commerçants(+ de 50% de la production de la filière) composé de: Les exportateurs, les acheteurs, les pisteurs. Enfin le collège des Transformateurs composé des usiniers.
    2/ Au niveau du document, vous remarquerez qu’aux pages 181 et 203, le Gontougo n’est pas en reste puisqu’au classement des coopératives légales , nous plaçons deux coopératives à la première et à la troisième place sur 390. C’est à mon sens une performance à relever. Il est intéressant de savoir que ce travail du cabinet met à nu le mouvement coopératif avec celle s qui sont purement commerciales. Etc .merci

    • M. KOUMAN, merci pour votre commentaire qui témoigne de votre intérêt pour nos publications.

      Concernant la représentativité des coopératives du District du Zanzan, on s’est référé aux données contenues dans le tableau, aux pages 48 et 49 du Rapport. Ça concerne UNIQUEMENT la capacité des coopératives à assurer les 15% de la PRODUCTION NATIONALE de cajou. Aucune n’a été dénombrée à Bondoukou et Bouna, selon le tableau aux pages citées.

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