Samedi , 23 septembre 2017
L'Édito

Filière anacarde : Les acteurs invités à s’inscrire dans la démarche qualité

Pour le directeur du CCA, la qualité des noix est l’avenir de la filière cajou

Pour le directeur du CCA, la qualité des noix est l’avenir de la filière cajou

Si la Côte d’Ivoire est premier pays producteur mondial de noix de cajou brutes avec une quantité globale tournant autour de 700.000 tonnes, leur rendement en amandes consommables ou KOR (Kernel Outturn Ratio) est compris entre 46 et 48 Ibs. En clair, les noix ivoiriennes sont de qualité moyenne. Loin derrière les 48-50 Ibs (bonne qualité), 50-52 Ibs (très bonne), 52-54 Ibs (excellente) et 54-56 Ibs (super qualité, très recherchée). Ces différences de grade impliquent des écarts de prix sur le marché international. Plus la qualité du produit est élevée, plus il se vend cher. Et plus le prix d’achat au producteur est rémunérateur.

Les acteurs de la filière cajou de Korhogo ont répondu nombreux à la séance de sensibilisation sur la qualité

Les acteurs de la filière cajou de Korhogo ont répondu nombreux à la séance de sensibilisation sur la qualité

Aucune légèreté permise. Si le cajou ivoirien veut être compétitif, sa qualité doit être améliorée. Chacun des maillons de la chaîne des valeurs doit y travailler. Telle est la quintessence du message délivré à Korhogo, vendredi 26 mai, par le directeur du Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). Dans une des salles des locaux de l’Union régionale des entreprises coopératives de la zone des savanes de Côte d’Ivoire (URECOS-CI) remplie, Adama Coulibaly a invité producteurs, acheteurs et exportateurs à œuvrer pour la qualité du produit. « La qualité a un prix sur le marché international », a-t-il martelé. Ajoutant que sur ce marché, « les pays sont classés par catégorie ». Raison pour laquelle la Côte d’Ivoire doit avoir un « meilleur label ». La qualité des noix étant l’avenir de la filière, selon le directeur du CCA.

Représentant le préfet de région, Binaté Lassina (secrétaire général de la préfecture) a abondé dans le même sens. Exhortant les acheteurs singulièrement à obliger les producteurs à produire des noix de qualité. « C’est de cette façon que vous éviterez de voir vos achats rejetés dans les ports », a conseillé l’administrateur.

Le secrétaire général de la préfecture recevant un présent des mains du directeur du CCA

Le secrétaire général de la préfecture recevant un présent des mains du directeur du CCA

S’agissant de la fuite des noix vers les pays limitrophes, les violons se sont accordés sur ce fait : sans renseignements venant des populations, la police et la gendarmerie ne pourront pas y mettre un terme. Ceux qui détiennent des informations sur ce trafic illicite sont invités à les mettre à disposition des forces de sécurité.

OSSÈNE OUATTARA

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