Dimanche , 19 novembre 2017
L'Édito

DISTRICT DU ZANZAN : « Je suis déçu de ces maires »

raphael-ollo

En formation à Turin (Italie), en 1987, j’ai effectué une démarche hautement appréciée par le maire Georgio Cardetti pour le jumelage de sa ville avec Bondoukou. Turin était la ville la plus industrialisée d’Italie. Avec les possibilités d’investissement dans notre région, nos frères et sœurs auraient bénéficié de bourses de formation. Le tourisme allait connaître un essor, etc.

Mais les autorités de Bondoukou de l’époque n’y ont accordé aucun intérêt et le projet a capoté.

Dans les années 1990, l’Association pour le développement économique du Nord-Est (ADENEST) que je dirigeais était la seule ONG dans le Zanzan. Soucieux du développement de notre région, et avec l’appui du premier conseiller de l’ambassade du Canada, l’ADENEST a suscité une rencontre entre des opérateurs économiques canadiens et Lamine Ouattara, maire de Bondoukou. Et surtout avec le propriétaire de l’hôtel Marhaba. Pour nous, il était l’étoile montante. C’était lors des Journées canadiennes en Côte d’Ivoire. A l’occasion, il y a eu un don en médicaments d’une valeur de 5 millions de francs. Par la suite, des villages ont bénéficié de mini dépôts pharmaceutiques. Des projections de films de sensibilisation sur le VIH/SIDA et le planning familial étaient régulièrement offertes aux populations.  Ensuite, vint l’ONG OPENE du député Thomas. Aucun suivi par la suite. Le projet du jumelage de Bondoukou avec des villes canadiennes, la plate-forme pour des investissements canadiens…. tous ces projets sont abandonnés dans les tiroirs.

A l’avènement du maire KouaKou Dapa, j’ai repris le dossier en main. Puis je l’ai remis à son adjoint, le professeur Atta Koffi Lazare. J’en ai personnellement discuté avec le maire Dapa. Etant donné que nous sommes de la même promotion, je pensais que le terrain serait plus favorable. Plus aucun contact après.

On comprend donc pourquoi notre région est dernière s’agissant du développement. Elle est malade de ses cadres. On ne peut pas développer une commune ou une région en vase clos. C’est-à-dire en comptant uniquement sur les recettes du marché. Il faut mobiliser des ressources extérieures. En Europe, chaque maire se bat pour rendre sa commune plus propre, plus dynamique économiquement, plus attrayante touristiquement … En Afrique, la culture de l’émergence… le chemin est encore long.

Beaucoup de personnalités originaires du Zanzan sont encore là, vivants. Qu’elles contribuent au débat afin de montrer que notre terre n’est pas maudite, et que l’espoir est permis !

Raphaël Ollo

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Un commentaire

  1. voyez-vous quand j’entend des choses de ce genre j’ai mal de toute mon âme. comment comprendre cela, une opportunité pareille puisse être oubliée par des personnes qui souhaitent le développent de leur région? c’est paradoxal. ailleurs on se bat pour obtenir cela et nous on l’obtient et on la laisse au oubliettes. c’est la preuve qu’ils n’aiment pas le Zanzan, mais qu’ils sachent que désormais nous jeunes et futurs cadres du zanzan sommes prêts à leur montrer la voie du développement et que nous critiquerons leurs mauvaises actions sur tous les réseaux sociaux.chez moi par exemple à Landaye nos parents ne trouvent pas de l’eau pour boire et nous avons taper à toutes les portes et rien ni fît. aidez nous svp…

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