Mercredi , 13 décembre 2017
L'Édito

DIAMBA (TANDA) : Accusé de sorcellerie, le chef de village blessé par des jeunes

Nanan koffi Gnamy, chef de Diamba, violenté par des jeunes

Nanan koffi Gnamy, chef de Diamba, violenté par des jeunes

On a frôlé le pire, samedi 10 juin, à Diamba, localité sise à une vingtaine de kilomètres de Tanda. Le septuagénaire chef de village, Koffi Gnamy, a été pris à partie par des jeunes qui l’accusent d’avoir tué en sorcellerie Assaré Kouamé Blaise et Kouamé Albert. Ces derniers ont péri dans un accident de la circulation à Toundiani, dans la nuit du 3 juin, alors qu’ils revenaient d’une veillée funèbre. D’après les témoignages, la moto à bord de laquelle voyageaient ce jour-là les 2 membres de famille a heurté un camion en détresse stationné sur le côté de la route.

La levée de leurs dépouilles à la morgue de Tanda s’est déroulée samedi. Acheminés à Diamba, les corps sont déposés de force au domicile du chef de village par des jeunes très remontés. Selon eux, Nanan Koffi Gnamy est le responsable du décès accidentel des 2 villageois. Le chef n’est pas chez lui, mais à l’endroit prévu pour les funérailles. Les jeunes furieux le retrouvent là-bas et l’assomment de coups violents. Le vieux de 67 ans est blessé.

Le chef de village ici, des semaines avant son  lynchage

Le chef de village ici, des semaines avant son lynchage

Joint au téléphone, un des « revanchards » a fondé l’accusation contre le viel homme sur une altercation entre lui et le défunt Kouamé Albert. Dispute intervenue au lendemain des dernières Législatives. Pour le règlement de l’affaire, les 2 hommes avaient avait été convoqués à la gendarmerie de Tanda, ensuite au Parquet de Bondoukou. Problème réglé. On croit donc la paix revenue entre le chef et Kouamé Albert, jusqu’à la mort tragique de ce dernier, 6 mois après. Des doigts accusateurs sont pointés sur Nanan Koffi Gnamy, désigné comme le « responsable » de la disparition subite du père de 5 enfants.

À la levée des corps, à Tanda, on entrevoyait ce qui pourrait se passer dans le village des défunts. La tension était perceptible. Ce qui devait arriver arriva, même si la réaction prompte de la gendarmerie qui était sur le qui-vive a limité les dommages corporels du chef de village.

ANGE KOUMAN

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