Mardi , 24 octobre 2017
L'Édito

Des industriels vietnamiens en mission de prospection dans la filière anacarde

La délégation d'industriels vietnamiens ici à l'hôtel Palm Club, à Abidjan

La délégation d’industriels vietnamiens ici à l’hôtel Palm Club, à Abidjan

Parvenir à transformer au moins 80% de sa production de noix de cajou à l’orée 2020 pour donner une plus-value à l’amande et accroître substantiellement les revenus des producteurs. Tel est l’objectif de la Côte d’Ivoire à travers le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA). Cet organe de régulation multiplie les initiatives. En 2014, il a signé un accord de partenariat avec l’université Ho Chi Minh du Viêt-Nam. En effet, ce pays du sud-est asiatique a un savoir-faire en matière de transformation du cajou. Contrairement à la Côte d’Ivoire, devenue premier producteur mondial d’anacarde depuis 2014, devant l’Inde, avec 700.000 tonnes de noix. Sur cette production, environ 5% sont transformées. Le CCA veut renverser la tendance en s’inspirant de l’exemple du Viêt-Nam. En 2015, il a ouvert une Représentation dans ce pays. Cette coopération a occasionné le séjour d’industriels vietnamiens en Côte d’Ivoire.

Dans une conférence de presse, le CCA a dit l’importance de cette mission. « La délégation aura à mieux appréhender le secteur du cajou en Côte d’Ivoire », a affirmé Karim Berthé, coordonateur général du Conseil du coton et de l’anacarde. Au cours de leur séjour (lundi 11 au samedi 16 avril), les hôtes du CCA visiteront des usines de transformation de noix à l’intérieur du pays. Un diagnostic de ces unités industrielles sera fait. Ils rencontreront des fournisseurs de matériel industriel. Le site (en construction) du Centre de technologie du cajou (CTC), à Yamoussoukro, accueillera les 4 membres de la délégation. La naissance de ce centre est le fruit de la collaboration entre le CCA et l’université Ho Chi Minh.

La Côte d’Ivoire attend beaucoup de cette mission d’hommes d’affaires asiatiques. Qui, au terme de leur visite, évalueront les technologies ivoiriennes en matière d’industrialisation du secteur anacarde, au regard des expériences du Viêt-Nam. Les conditions minimales pour le développement des unités de transformation seront analysées.

La filière cajou en Côte d’Ivoire, c’est environ 250.000 producteurs, selon les statistiques du CCA. Sur 700.000 tonnes en 2015, le pays a exporté 650.000 tonnes de noix brutes. Le Béré (Mankono) a occupé le premier rang des zones productrices, à la fin des campagnes 2014 et 2015. Suivi de la région de Gontougo (Bondoukou).

Fixé à 350 francs CFA aux producteurs, le prix d’achat du kg de noix cajou connaît une hausse dans le nord-est, 3 mois après le lancement de la traite 2016. Le produit s’achète au moins à 600 francs CFA. Une augmentation, conséquence immédiate de la rareté des noix. Résultat d’une récolte peu abondante. Les cours pourront atteindre un niveau record proche du café et du cacao, les semaines à venir.

OSSÈNE OUATTARA

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