Mercredi , 24 avril 2019
L'Édito

Démarrage du Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeurs de l’anacarde

Le ministre Souleymane Diarrassouba (à gauche) et Pierre Laporte, directeur des Opérations de la Banque monde en Côte d'Ivoire

Le ministre Souleymane Diarrassouba (à gauche) et Pierre Laporte, directeur des Opérations de la Banque monde en Côte d’Ivoire

L’importance de l’anacarde dans l’économie nationale s’est matérialisée par un niveau de financement jamais atteint par cette jeune filière. Sur un total de 141 milliards de francs CFA, la Banque mondiale a déboursé 107 milliards. Le reste est reparti entre le secteur privé (20 milliards de francs CFA) et l’État (14 milliards de francs CFA).

Ce prêt est un soutien au développement de l’ensemble de la filière cajou, à travers le Projet de promotion de la compétitivité de la chaîne des valeurs de l’anacarde (PPCA). Les enjeux de cet ambitieux programme ont été expliqués à toutes les parties prenantes, avant son lancement officiel par Souleymane Diarrassouba ministre du Commerce, de l’industrie et de la promotion des PME). C’était jeudi 24 janvier, à la Primature.

Des membres du gouvernement, dont le ministre de l'Agriculture, au premier rang

Des membres du gouvernement, dont le ministre de l’Agriculture, au premier rang

Le PPCA, qui s’étale sur 5 années (2018-2023), concerne chaque niveau du secteur de l’anacarde. De la base (production) au sommet (gouvernance). En passant par la transformation et l’accès au marché. De façon concrète, le projet vise l’amélioration de la production – surtout les rendements –, la qualité des noix de cajou. Booster leur transformation locale en faisant passer le niveau d’environ 70.000 tonnes actuellement à 200.000 tonnes en 2020 est l’un des axes majeurs. Pour cela, 4 plateformes industrielles seront construites à Bondoukou, Bouaké, Korhogo et Séguéla. Des villes de forte production.

Le directeur (à gauche) et le PCA du Conseil du coton & anacarde

Le directeur (à gauche) et le PCA du Conseil du coton & de l’anacarde

Les installations industrielles auront une capacité cumulée d’usinage de plus de 150.000 tonnes par an. Ce qui générera 16.000 emplois directs, d’après les estimations du directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde, Adama Coulibaly. Quant aux noix brutes de cajou, leur accès au marché va nécessiter la réhabilitation de 2.100 kilomètres de routes rurales.

Les préfets des 19 régions productrices d'anacarde étaient présents au lancement du PPCA

Les préfets des 19 régions productrices d’anacarde présents au lancement du PPCA

Le cajou n’est plus un produit à risque. Ces dernières années, il est devenu un secteur à fort potentiel économique. D’où l’appel du ministre Souleymane Diarrassouba aux banques à moins de frilosité à accorder des prêts aux entrepreneurs de la filière. La Banque mondiale a posé le pas. Son directeur des Opérations en Côte d’Ivoire, Pierre Laporte, a assuré « de la disponibilité » de l’institution financière internationale « à accompagner le gouvernement dans la mise en oeuvre du projet ». Cette mise en oeuvre ne se fera pas au détriment du social et de l’environnement, si on s’en tient aux conclusions des experts du PPCA, après les études qu’ils ont menées dans plusieurs localités.

OSSÈNE OUATTARA

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