Samedi , 21 octobre 2017
L'Édito

Commercialisation du cajou en Côte d’Ivoire : voici les chiffres de la campagne 2017

Producteurs et acheteurs d'anacarde réunis ici à Bouaké, le 3 octobre

Producteurs et acheteurs d’anacarde réunis ici à Bouaké, le 3 octobre

Bouaké, mardi 3 octobre. Devant producteurs et acheteurs, le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a dressé le bilan de l’année 2017, au titre de la commercialisation des noix brutes de cajou. La production nationale affiche un volume total de 673.236 tonnes, contre 649.587 tonnes en 2016. Soit une hausse de 3,72%. « Les prévisions de 715.000 tonnes en début de campagne ont été atteintes à environ 95% », selon Mamadou Doumbia, chargé des Opérations au CCA. Ces quantités ont généré 481 milliards de francs CFA aux producteurs. En 2016, ils avaient touché 338 milliards de francs.

La région du Béré (Mankono) se taille la plus grosse part, avec une production de 116.642 tonnes. Suivie du Hambol (Katiola), pour 84.678 tonnes. Le Gontougo (Bondoukou) occupe le 3ème rang national, avec 70.787 tonnes de noix brutes produites.

Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l'anacarde

Adama Coulibaly, directeur général du Conseil du coton et de l’anacarde

Pour les acteurs de la filière, la traite 2017 s’est bien déroulée dans l’ensemble. « Le taux d’humidité des noix ivoiriennes a été stabilisé autour de 8%. Cela est excellent. Avec ce taux, notre anacarde qui est essentiellement exportée arrive à destination, sans aucun problème », a indiqué le directeur du CCA, Adama Coulibaly. Reste le casse-tête de la fuite d’une partie de la production vers les pays voisins.

Une batterie de mesures

« Je suis convaincu qu’aucun Ghanéen ne peut pas rentrer en Côte d’Ivoire et acheter des produits, puis repartir au Ghana sans la complicité d’Ivoiriens sur le terrain », a tranché Adama Coulibaly. Le patron de l’organe de régulation annonce des mesures pour faire « régresser le phénomène » en 2018. Son équipe travaillerait déjà sur la question. Dans cette lutte, les producteurs ont un rôle à jouer. Camara Amara est du même avis. Le président de l’Union des sociétés coopératives de cajou du Denguelé va jusqu’à proposer l’instauration d’un comité de veille de producteurs. Sa mission : immobiliser tout camion d’anacarde en transit frauduleux vers un pays limitrophe.

OSSÈNE OUATTARA

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