Samedi , 23 septembre 2017
L'Édito

Campagne cajou 2017 : les mesures arrêtées par le Conseil du coton et de l’anacarde

Les dirigeants du Coton et de l’anacarde en conférence de presse, le jeudi 16 février

Les dirigeants du Coton et de l’anacarde en conférence de presse, le jeudi 16 février

Jeudi 16 février, le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA) a officiellement ouvert la traite du cajou 2017. Le prix minimum d’achat aux producteurs est fixé à 440 francs CFA le kilogramme. « Aucune vente n’est autorisée en dessous de cet montant », a martelé Adama Coulibaly, directeur de l’organe national de régulation du secteur anacarde.

Depuis 2013, année des réformes dans la filière cajou, le prix d’achat bord champ connaît une hausse significative. À titre de comparaison, il était de 300 francs CFA en 2011 et 310 francs CFA en 2012. Mais sur le terrain, le produit se vendait bien en dessous des montants officiels. Les indications de prix étaient entre 125 et 200 francs CFA dans les zones de production.

Les statistiques depuis la réforme dans la filière (Source : Conseil du coton et de l’anacarde)

Les statistiques depuis la réforme dans la filière (Source : Conseil du coton et de l’anacarde)

En 2016, les montants se sont maintenus à des niveaux élevés. Pour un prix plancher de 350 francs CFA le kilogramme en début de campagne, il a atteint 650 francs CFA dans des zones. La même dynamique est attendue en 2017 avec une prévision de production de 715.000 tonnes. Dans le Nord-Est (Bondoukou, Bouna, Tanda), le kilogramme se vend entre 500 et 700 francs CFA. Un bon début de campagne qui masque les difficultés de la filière.

Les zones de production de noix de cajou en Côte d’Ivoire (Source : Conseil du coton et de l’anacarde)

Les zones de production de noix de cajou en Côte d’Ivoire (Source : Conseil du coton et de l’anacarde)

Faible niveau de transformation

Devenu premier pays producteur mondial de noix de cajou depuis 2015 avec une production de 702.510 tonnes devant l’Inde, la Côte d’Ivoire peine à transformer une bonne partie de ses noix. Le niveau de transformation locale se situe à un peu plus de 40.000 tonnes (environ 6%), pour une capacité totale installée de 100.000 tonnes. Le Conseil du coton et de l’anacarde prévoit porter cette capacité de transformation nationale à 400.000 tonnes d’ici à fin 2017.

Au problème d’usinage, se greffe celui de la qualité des noix. En effet, outre la baisse de la production qui s’est établie autour de 650.000 tonnes en 2016, l’on a enregistré une légère baisse de la qualité. Pour l’organe de régulation, cette situation est due « notamment à la forte pression sur le produit du fait des incertitudes sur le niveau de la production ».

Une série de mesures

Pour la réussite de la campagne 2017, le CCA a arrêté une série de mesures nées de la réforme de 2013. Respect des prix d’achat planchers (440 francs CFA pour le bord champ, 465 francs CFA en magasin intérieur, 524 francs CFA en magasin portuaire). Interdiction aux producteurs de vendre des noix humides. Idem aux acheteurs agréés à qui il est défendu de décharger dans les entrepôts portuaires des noix dont le taux d’humidité est supérieur à 10%. Obligation de faire les transactions avec les documents de traçabilité (carnet d’apport produits et fiche de transfert). Interdiction d’exporter par les frontières terrestres. Sur ce dernier point, les responsables du CCA ont révélé que 5 camions acheminant frauduleusement 150 tonnes d’anacarde au Ghana ont déjà été arrêtés. Dans la soirée du jeudi 16 février, 6 tonnes de produits ont aussi été saisis à Lankio, à la frontière burkinabè, dans le département de Doropo.

OSSÈNE OUATTARA

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2 commentaires

  1. Bonjour,
    Je vous prie de revoir l’insertion de la carte de la Côte d’Ivoire dans cet article.
    Merci et bon début de semaine

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