Mercredi , 24 avril 2019
L'Édito

BOUNA : Arrestation d’auteurs présumés de « disparition de pénis »

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Dimanche dernier, une vingtaine de personnes, responsables présumés de cas de « disparition de pénis » dans la région de Bounkani, ont été mises aux arrêts à Bouna. Ces individus qui se disent guérisseurs, sillonnaient villages et hameaux de la sous-préfecture de Niamoin (département de Doropo) et des localités périphériques à la ville de Bouna pour vendre des plantes qui auraient des pouvoirs thérapeutiques. Mais au moindre contact physique avec un des vendeurs ambulants, le sexe se rétracterait et deviendrait petit « comme un grain d’arachide et quelques heures après, le pénis reprend sa forme initiale », a raconté quelqu’un se déclarant victime.

Depuis le mois de janvier, plusieurs personnes se plaignent. Bien que leurs appareils reproducteurs aient retrouvé leur forme initiale après avoir « disparu » pendant un moment, ces individus disent souffrir de dysfonctionnements érectiles. Les populations, très remontées, infligent de sévères bastonnades aux « coupables ». Les amalgames tendent à opposer des communautés.

La gendarmerie a procédé à l’arrestation de 20 individus qui auraient été reconnus par des victimes comme les responsables de la perte de leur virilité. Et depuis ces arrestations, aucun autre cas de « rétrécissement mystérieux » n’a été signalé dans la région.

Ettien Thiémélé, Substitut du procureur de la République de Bouna, a mis en garde

Ettien Thiémélé, Substitut du procureur de la République de Bouna, a mis en garde

Le substitut du procureur de la République près le tribunal de Bouna a invité les populations à ne plus se faire justice elles-mêmes face au phénomène. « Les victimes et la population doivent éviter de se rendre justice. Elles doivent éviter de provoquer les attroupements et doivent saisir directement les structures compétentes, dont le parquet », a exhorté Ettien Thiémélé. Le magistrat exhorte les justiciables à ne plus violenter quelqu’un qu’ils suspecteraient d’être à l’origine de ce méfait.

Le phénomène alimente des rumeurs les plus folles. Le procureur prévient : tout colporteur de rumeur relative à l’affaire de « disparition de sexe » sera jeté en prison pour trouble à l’ordre public. Pour cause, ces « ont-dit » créent la psychose au sein des populations.

KAMAGATÉ ABOU

Source : AIP

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