Samedi , 21 octobre 2017
L'Édito

BONDOUKOU/TANDA : Le ministre Kobenan Adjoumani répond à ses détracteurs

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Le 1er janvier dernier, le ministre Kobenan Adjoumani a reçu, à sa résidence privée d’Amanvi, les responsables d’une vingtaine d’associations et groupements de jeunes de tous bords politiques, de la société civile, et des chefs traditionnels venus de Bondoukou. Ils ont dit s’être déplacés jusqu’au village du membre du gouvernement pour lui présenter leurs vœux du nouvel an. Aussi, demander pardon pour le mal qu’ils lui ont fait.

Les propos de repentance ont été prononcés par Ouattara Souhalio, porte-voix du groupement de jeunes par lequel est survenu l’incident du 16 décembre 2012. « On voulait nous induire en erreur. Mais nous avons compris. Nous ne nous laisserons plus manipulés. Nous vous demandons pardon, monsieur le ministre ! ». Même attitude d’apaisement de la part de la jeunesse de Koumalasso (un quartier de Bondoukou) qui, une semaine après, a voulu empêcher monsieur Adjoumani d’avoir accès à la résidence de l’Imam Kolonga.

Saisissant l’occasion, le ministre-député a défendu son bilan à la tête du Conseil général de Tanda. « Au Conseil général, ce sont au moins 16 villages électrifiés. Plus de 122 classes construites, et un château d’eau qui alimente 7 villages en eau potable. Plus de 500 hectares de pépinières d’hévéa distribués aux populations… », a-t-il dit. Kouassi Adjoumani a ensuite répondu, en des termes sarcastiques, ses détracteurs. S’agissant notamment de la prochaine élection régionale dans le Gontougo. « Il y a des gens qui n’ont même pas d’électricité chez eux et ils parlent de développement. Avant de dire que je vais aller développer chez quelqu’un, il faut que je le fasse d’abord chez moi. Je ne vais pas à Bondoukou pour m’enrichir. Je souhaite y aller pour aider à réaliser nos ambitions de développement, pour permettre à notre région de sortir de son enclavement ».

Si l’on en juge par les paroles du ministre, sa volonté de « bâtir » se justifie par des réalités indicibles. « J’ai failli couler des larmes quand je suis arrivé chez mes frères lobis, à Djamponidouo, dans le département de Bondoukou. C’était la catastrophe. C’est une agglomération où il n’y a pas d’eau potable, de routes et d’écoles. Pas de centre de santé. J’ai dû agir personnellement pour atténuer leurs souffrances. Même réalité à Gbanhui pour la connexion au réseau électrique. Je n’ai pas dit que leurs problèmes ne me concernent pas parce que je ne suis pas président du Conseil général de  Bondoukou », a révélé Kobenan Kouassi Adjoumani. Qui se propose de mettre son expertise « d’agent de développement » au service la grande région du Gontougo.

Le président du Conseil général de Tanda reste optimiste. Car ses résultats plaident en sa faveur. Pour le doyen Essy Koffi, le ministre Adjoumani incarne avec « perfection » l’avenir du District du Zanzan. C’est pourquoi il lui a demandé d’être « le guide et que cette année 2013 soit le couronnement de ton engagement pour le développement de notre région à tous ».

Rosemonde Desuza

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