Dimanche , 19 novembre 2017
L'Édito

BONDOUKOU : La vérité qu’on refuse de dire aux populations dans l’exploitation du manganèse

Une vue du minerai

S’adressant aux populations des zones d’exploitation du manganèse à la sous-préfecture, Kouassi Christophe, représentant le préfet, a dit que « Si le comité de suivi du cahier des charges pouvait être mis en place par un Arrêté préfectoral, cela serait déjà fait. La mise place de ce comité dépend d’un Arrêté du ministre des Mines. L’Etat de Côte d’Ivoire est actionnaire dans la société Taurian. Si vous l’empêchez de travailler, c’est la Côte d’Ivoire entière qui perd. Le préfet vous demande donc de laisser l’entreprise travailler. L’administration n’est pas sourde à votre appel ». Cette demande a été formulée le vendredi 4 janvier dernier.

Etaient présents le sous-préfet Zoué Sépan Vincent, les directeurs régionaux des Mines et de l’agriculture, les représentants de la société Taurian, et la hiérarchie des forces de l’ordre. Cette rencontre fait suite aux incidents survenus le 3 janvier. Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le comité de suivi du cahier des charges qui tarde à être mis en place.

A leur corps défendant, les populations riveraines ont accepté l’appel à la reprise du travail. En effet, bien de questions restent en travers de leurs gorges. Personne n’a été capable de leur dire ce qui bloque la mise en place du comité de suivi, préalable à la réalisation de projets à leur profit. Sur quelle base est calculée l’indemnisation des plantations détruites ? Qu’est-ce qui est fait pour limiter l’impact négatif de l’exploitation minière sur l’environnement ? Autant d’interrogations qui attendent des réponses.

Sur ce problème, les cadres de la région ne veulent vraiment pas parler. A l’exception du professeur Babacauh, qui avait défendu les pauvres villageois contre les abus de la multinationale indienne. « si j’en parle, je perdrai mon poste », faisait publiquement preuve de couardise Kouassi Adjoumani, ministre de la République. C’est le même qui, en face d’un groupe de journalistes à Amanvi, le 1er janvier, disait : « il est socialement dangereux d’exploiter du manganèse dans une région sans moyens d’y investir. Nous allons nous battre à faire en sorte que ceux qui exploitent le minerai puisse en faire profiter à nos populations ». Faut-il prendre monsieur le ministre au sérieux ?

Rosemonde Desuza 

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4 commentaires

  1. Monsieur le ministre dit un chose et son contraire « si j’en parle,je perdrai mon poste » « il est socialement dangereux d’exploiter du manganèse dans une région sans moyens d’y investir » pour moi la majorité des cadres du ZANZAN font la politiques pour une seule raison s’enrichir,le développement de la région n’est pas une priorité pour eux

  2. Ouattara Abdoulaye Zator

    je partage ton opinion mon frère ils ne pensent qu,a leurs intérèts egoistes ses politiciens

  3. Et dire qu’il est le seul ministre de la region en plus un depuite et tous en meme temps. Mr le ministre quand on ne peut pas aidé son peuple,on le detrui pas.

  4. c’est le même Adjoumani alors qu’ils étaient dans l’opposition lui et certains cadre du RHDP ont au cours d’une réunion a la salle de mariage de la Mairie de Bondoukou en 2009 ont fustigé le gouvernement d’alors dans la gestion de l’exploitation du manganèse.
    C’est malheureux que nos soit disant cadre s’accroche à leurs petits intérêts égoïste.

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