Mercredi , 22 novembre 2017
L'Édito

BONDOUKOU : À la rencontre de deux fabricants de tissus basins

Les frères Traoré en pleine fabrication de tissus basins

Les frères Traoré en pleine fabrication de tissus basins

Bondoukou, ville des petits métiers ? Rien n’est moins sûr. Aux abords de ses rues, des jeunes essaient de gagner leur vie dans divers métiers. Cas de Traoré Baba, qui se définit teinturier.

Traoré est blanchisseur d’un genre particulier. Il donne aux tissus un éclat nouveau en les teintant à l’aide d’un gros morceau de bois. Une forme de repassage où les muscles du bras sont mis à rude épreuve. À la fin du processus, un basin (bazin) brillant.

Au quartier Djiminisso, Traoré Baba exerce son métier de teinturier avec son frère. Sous un hangar, chacun, avec son morceau de bois, assène des coups au tissu posé à même une natte. Les gouttes de sueur coulant le long des torses témoignent de la pénibilité de la tâche. Il faut avoir les nerfs solides. Au bout de longues minutes, l’étoffe de laine, de coton, de soie ou de lin commence à présenter le signe du résultat attendu : un aspect scintillant. Le même boulot du matin jusqu’au soir. Les frères Traoré (de confession musulmane) ne font des pauses que pour prier ou prendre une collation de quelques minutes. Le repos intervient quand il n’y a pas de clients. Chose rare.

Au bout des efforts, de beaux tissus

Au bout des efforts, de beaux tissus

Le basin grâce auquel sont cousus les boubous et autres belles chemises ou robes s’obtient après pareils efforts. Pour « blanchir » son tissu, le client doit débourser un minimum de 500 francs CFA. Et au plus 5000 francs. Prix fixé en fonction de la taille et de la qualité de l’étoffe.

Mais cette façon de teindre le tissu lui cause des dommages. Les nombreux coups reçus altèrent sa résistance et abrègent sa durée de vie.

Un boubou en tissu basin

Un boubou en tissu basin

Travail difficile. Mais souvent mal rémunéré par des clients. Les articles ne sont pas retirés pas dans les délais, selon Traoré et son frère. Ce qui pose le problème de leur stockage et le risque de les perdre.

OSSÈNE OUATTARA

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