Mardi , 20 novembre 2018
L'Édito

Bilan des activités de la BRVM, au titre de l’année 2017

Kossi Amenouvé, DG de la BRVM, faisant le bilan

Kossi Amenounvé, DG de la BRVM, faisant le bilan 2017 des activités de l’institution sous-régionale de cotation

Trois dates importantes pour la BRVM [Bourse régionale des valeurs mobilières], en 2017. Mardi 24 octobre, NSIA Banque entre en Bourse. Elle est suivie par ECOBANK Côte d’Ivoire, le 12 décembre. Une semaine après, la BRVM s’ouvre aux Petites et moyennes entreprises (PME). À travers le lancement de son 3ème Compartiment, possibilité est donnée aux petites sociétés à fort potentiel de croissance de l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) d’être cotées elles aussi. Objectif, leur offrir une visibilité sur le marché financier sous-régional.

Ces événements majeurs témoignent de la bonne santé de la Bourse communautaire. Comparée à d’autres institutions de cotation dans le monde, la BRVM est sur une dynamique positive. Avec une moyenne de 11.26% obtenue sur la période 2012-2017, elle se classe devant les Bourses de New York (NYSE Composite : 9.79%), Paris (Euronext CAC 40 : 9.22%) et Shanghai (SSE Composite Index : 8.83%). En Afrique, elle est derrière celles de Nairobi (NASI : 18.78%) et du Nigéria (NSE All Share : 14.21%). C’est ce qui ressort de la conférence de presse de son directeur général. Kossi Amenounvé a dressé le bilan de l’organisation sous-régionale, au titre de ses activités de l’année 2017.

Le rang honorable de la BRVM, dû à des facteurs favorables dans l’UEMOA. Entre autres, la bonne évolution des transactions commerciales, l’essor des services, le raffermissement des productions industrielle et agricole. Ces performances n’ont cependant pas permis une hausse significative du Produit intérieur brut (PIB) global de l’Union. Il est de +6.7%, contre +6.6% en 2016. En cause, une inflation de l’ordre de 1.5%, contre 0.4% l’année précédente. Selon le directeur de la BRVM, cette situation est due à une progression des prix des produits alimentaires. Conséquence des tensions sur les marchés des légumes, des produits de la pêche et des céréales locales.

Mais de janvier à décembre 2017, l’indice BRVM Composite a enregistré un repli de -16.81%. Passant de 292.17 à 243.06 points. Quant à la capitalisation boursière, les chiffres sont passés de 7.706 à 6.836 milliards de francs CFA. Une baisse de -11,29%. Le marché des obligations a connu un bond de +18.34%. Soit 2.970 milliards de francs CFA, contre 2.509 milliards en 2016.

Au niveau du volume des transactions, 217.77 millions de titres ont été échangés. Contre 194.828 millions en 2016. Une progression de +11.78%. Leur valeur représente 267.6 milliards de francs CFA contre 409.26 milliards en 2016. Une régression de l’ordre de -34.61%.

Les placements obligataires ont généré 101 milliards de francs CFA de dividendes. Et 259.91 milliards en remboursement d’obligations cotées. Qui correspond à une augmentation de 48% par rapport à 2016.

L’année 2017 a aussi été marquée par l’augmentation de capital de 9 sociétés, contre 2 en 2016. Ce qui représente un montant introduit de 336.8 milliards de francs CFA, contre 37.4 milliards en 2016. On note une forte baisse des cours des actions de 15 entreprises. Toutes choses qui incitent les dirigeants de la BRVM – 6ème Bourse en Afrique, et première place islamique du continent – à l’adoption d’un plan d’actions stratégiques pour des perspectives de performance. Sur la période 2018-2020.

OSSÈNE OUATTARA

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