Samedi , 21 octobre 2017
L'Édito

ASSUEFRY : Pas d’eau dans les robinets

Voici l'eau que les populations d'Assuéfry boivent

Voici l’eau que les populations d’Assuéfry boivent

Assuéfry fait face à une pénurie d’eau potable sans précédent. Depuis des mois, le liquide est devenu une denrée rare dans la ville. Un calvaire pour les populations. Quand l’eau vient à manquer dans les robinets, on se rue vers les marigots dont les eaux ont un aspect de vin de palme.

Les causes du problème

Dans un entretien téléphonique, le premier responsable local de la Société de distribution d’eau de Côte d’Ivoire (SODECI) a marqué son inquiétude face à la gravité de la situation. Dogo Saki André explique que Assuéfry, à l’instar des autres villes du pays, connaît un accroissement de sa population. Quant aux infrastructures, leurs capacités sont restées les mêmes. Notamment le château d’eau, qui n’arrive plus à fournir de l’eau en quantité suffisante.

Selon Dogo Saki André, Assuéfry a un problème au niveau de sa nappe phréatique. L’eau qui y sort a un faible débit. Conséquence, les sources tarissent souvent. En 2010, la ville a été dotée d’un 2ème forage. Mais rien n’a vraiment changé. La situation est même devenue pire. Les coupures récurrentes de l’électricité n’arrangent pas les choses. A la moindre rupture du courant, les robinets s’assèchent. Une situation intenable qui se ressent aussi dans les villages environnants : Amonkobenankro, Hiango et Datékro. Dans ces localités, le manque d’eau peut durer un mois.

La SODECI fait ce qu’elle peut

Pour permettre aux habitants d’avoir un peu d’eau, la SODECI est obligée de la rationner. A l’impossible, nul n’est tenu ! La compagnie de distribution procède à des coupures rotatives. Pendant que des quartiers sont volontairement privés du précieux liquide, d’autres sont desservis. A chacun son tour. En attendant, on se déporte sur les marigots aux eaux blanchâtres. Et salut les maladies diarrhéiques !

Les cadres appelés à la rescousse

N’en pouvant plus d’aller dans les marigots boueux, les femmes ont exprimé leurs griefs à la SODECI. En réponse, Dogo Saki est sans concession : « Assuéfry a urgemment besoin d’un 3ème forage avec un fort débit. C’est seulement avec ce forage que le problème va être définitivement réglé ». Compétence de l’Office national de l’eau potable (ONEP). Mais avec la lenteur de cette structure étatique à répondre aux besoins d’eaux, il faut craindre que la fin du calvaire des populations d’Assuéfry ne soit pas pour demain. Nos demandes de rendez-vous avec l’ONEP pour de plus amples informations sont restées sans suite.

Les yeux sont tournés vers les cadres et autorités locales de la ville. En particulier le député-maire Yoboua Cévérin, dont l’implication dans des projets socio-économiques de cette nature n’est plus à démontrer.

APPIA HERVE

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Un commentaire

  1. ASSOUBONDINI BINI KOBENAN

    TRAVAIL LA MAINS DANS LA MAINS AFIN DE SAUVER NOTRE REG ION DE LA MISÈRES ET DE LA PAUVRETÉ

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