Samedi , 23 septembre 2017
L'Édito

Annoncé parmi les victimes de la bousculade meurtrière à la Mecque, le maire de Bondoukou sain et sauf

Koné Hiliassou dans son bureau, le vendredi 2 octobre 2015 (crédit photo: Ossène Ouattara)

Koné Hiliassou dans son bureau, le vendredi 2 octobre 2015 (crédit photo: Ossène Ouattara)

Les personnes qui ont annoncé le maire de Bondoukou parmi les victimes de la bousculade meurtrière à la Mecque, le 24 septembre dernier, ont fait fausse route. Koné Hiliassou ne souffre d’aucune séquelle du drame saoudien et tient à le faire savoir : « je n’ai rien », a-t-il précisé, vendredi 2 octobre, dans son bureau de conseiller de Guillaume Soro logé dans le bâtiment annexe de l’Assemblée nationale, à Abidjan.

Monsieur le maire respire la pleine forme. Il a tenu à nous recevoir pour apporter un démenti aux rumeurs l’ayant annoncé mort ou paralysé à l’issue de la bousculade funeste à la Mecque où il était pour le pèlerinage avec 122 autres coreligionnaires de sa commune. Les rumeurs à son endroit, si persistantes que son ami Kamagaté Massa (couturier de son état) a dû expressément venir de Bondoukou pour constater qu’il est bien vivant. Plus de peur que de mal ! Koné Hiliassou tient sur ses pieds et marche bien, contrairement aux allégations. Il conduit sa berline et rassure ses administrés.

Le maire avec son ami Kamagaté Massa (crédit photo: Ossène Ouattara)

Le maire avec son ami Kamagaté Massa (crédit photo: Ossène Ouattara)

Mais tous les musulmans du Zanzan partis accomplir le Hadj en Arabie Saoudite n’ont pas eu la même baraka. Ouattara Assouman, conseiller à la municipalité de Bondoukou, a perdu la vie lors de la bousculade. Idem pour Kamagaté Mahaman, alias « Cheveux blancs ». À Bouna, même tristesse. Parmi ses 80 pèlerins, on note un disparu et un blessé. Une femme portée disparue aux premières heures de l’accident a finalement été retrouvée. Le bilan reste donc provisoire. Des fidèles ayant perdu leurs téléphones dans la cohue restent injoignables par leurs proches. C’était le cas du maire de Bondoukou.

Les circonstances du drame

Le retour des rescapés d’Arabie Saoudite a permis d’en savoir sur ce qui s’est passé à la Mecque, jeudi 24 septembre. Selon des témoignages, la forte chaleur (environ 50°C), la soif et la fatigue lors de la marche rituelle entre Muzdalifa (ville saoudienne où chaque pèlerin ramasse 49 petits cailloux noirs) et Mina (localité abritant les 3 piliers à lapider avec les pierres) sont la cause de la bousculade. Pendant que des pèlerins s’arrêtent à cause de la fatigue, ceux avançant de derrière se pressent contre eux. Malheur au faible qui tombe ! On marche sur lui. Et ils étaient nombreux à tomber. Le bilan est lourd : environ 800 morts. La plupart seront enterrés dans le désert d’Arabie, loin de leur terre natale. On compte également des milliers de disparus.

Le bilan dressé par les autorités ivoiriennes fait état de 52 pèlerins nationaux décédés. A ce jour, 7 fidèles restent introuvables.

OSSÈNE OUATTARA

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